Actualité de Fanny Deschamps

Affaires et finance

World Economic Forum, pour un monde meilleur ?

La 48e édition du Forum économique mondial (#WEF19) s’est tenue à Davos en Suisse du 22 au 26 janvier et notre équipe européenne basée à Lausanne (Suisse) et à Londres nous a fait suivre cet événement quotidiennement. Au programme : mondialisation, écologie, cybersécurité, réforme des institutions, etc.

 
Revisiter le concept de la mondialisation

Selon Klaus Schwab, fondateur et Président du Conseil d’administration du World Economic Forum, la mondialisation 4.0 doit être plus inclusive, plus morale et plus durable. « Je ne milite pas pour le retour à un monde ancien. Au contraire, c’est un nouveau monde dont nous avons besoin ». En Afrique, par exemple, nous constatons le développement rapide de l’énergie solaire hors réseau et le fait que les services bancaires mobiles ont considérablement amélioré l’inclusion financière, en particulier pour les femmes pauvres. Ces technologies, ainsi que d’autres associées à la quatrième révolution industrielle (4IR), ont le potentiel d’améliorer la productivité, les revenus et le temps libre des travailleurs, tout en «décarbonisant» nos économies et en libérant les femmes de la charge de leur travail quotidien non rémunéré. Mais pour concrétiser ce potentiel, nous devrons envisager la mondialisation d’une manière totalement nouvelle. Pour en savoir plus, nous vous suggérons le lire l’article « La quatrième révolution industrielle ».

Le forum économique de Davos a été marqué par le discours du président brésilien Jair Bolsonaro : sous l’œil attentif de Christine Lagarde, la patronne du Fonds Monétaire International, le nouveau leader brésilien, dont l’élection a secoué l’Amérique latine et la planète entière, ne le cache pas : il veut injecter une dose de néolibéralisme dans l’économie en baissant les impôts, en simplifiant la régulation, en réduisant la taille de l’État et en aidant davantage les PME. Il entend encourager le monde à commercer avec le Brésil et à y investir...

Le développement durable et la croissance ne sont pas incompatibles

Quant aux enjeux environnementaux, au-delà des critiques faites aux réponses données par les dirigeants du monde, Bertrand Piccard, l’homme derrière le projet d’avion solaire Solar Impulse, nous explique qu’il est possible de concilier profit et écologie. C’est même la seule manière selon lui de faire avancer la cause du développement durable. Sa nouvelle fondation se fixe pour objectif de labelliser 1000 innovations écologiques et rentables ! Pour en savoir plus, n’hésitez pas à écouter son témoignage et à lire également mon article sur la transition énergétique .

Les enjeux du protectionnisme, de la crise migratoire et du multiculturalisme : plus que jamais au coeur du débat.

Et si la principale menace qui guette l’économie mondiale en 2019 était le protectionnisme ? États-Unis, Brésil, Royaume-Uni... les années passent et la liste des pays qui opèrent un virage vers le repli national s’allonge. La présidente de la Banque mondiale, Kristalina Georgieva, s’inquiète de l’impact de ces événements sur la croissance mondiale : « Nous sommes interdépendants et les solutions ne peuvent pas être trouvées par les pays, tout seuls dans leurs coins. Nous observons un ralentissement de la croissance mondiale et cela requiert de nous concentrer davantage sur ce qui fait marcher la croissance, l’emploi, le commerce et la réduction de la pauvreté ». Pour en savoir plus, écoutez entre autres son plaidoyer pour le multilatéralisme (Kristalina Georgieva, le multiculturalisme en force au forum de Davos).

La crise migratoire est l’un des plus grands enjeux auxquels nos sociétés sont confrontées. Selon António Vitorino, directeur général de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM – ONU Migration): « Aucun pays ne peut relever seul le défi : il est donc nécessaire que les pays d’origine, ceux de transits et ceux d’arrivée des migrants soient parties prenantes. Le pacte mondial des Nations unies est une plateforme très utile et pratique pour les rassembler, pour partager les responsabilités en essayant de créer des synergies, pour gérer ces 258 millions de migrants. Nous ne pouvons ignorer la pression de l’augmentation des flux migratoires, non seulement à cause des conflits, mais aussi à cause de nouveaux facteurs comme, par exemple, le changement climatique qui commence à produire d’importants mouvements de populations dans le monde entier ». Pour en savoir plus, écoutez son entrevue accordée à Euronews.

Enfin, si nous devions choisir un seul mot pour résumer le World Economic Forum 2019, c’est sans hésiter le mot "multilatéralisme" qui nous vient à l’esprit, un multilatéralisme érigé en rempart contre le populisme qui monte en puissance en Europe. Le commissaire européen aux affaires économiques et financières Pierre Moscovici a fustigé les "populistes" et les "nationalistes" tout en admettant que ces derniers doivent gagner des sièges au sein du prochain parlement européen. Mais le commissaire prévient : « le nationalisme, c’est la guerre ! », une phrase reprise à l’ancien président français François Mitterrand, lors d’un discours au parlement européen en 1995. Pour en savoir plus sur le bilan de cette édition, n’hésitez pas à visionner la vidéo suivante : Cap sur l'avenir.
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Fanny Deschamps
Par Fanny Deschamps
Gestion de patrimoine Blue Bridge Inc.

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